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Ca y est, je me lance ! Cette fois le texte est vraiment de moi.
A quand les vôtres?!! Je vous propose une petite méditation inspirée un jour en et par l’église Notre-Dame de Douai.
En attendant le Saint-Sacrement… Admirons cette église que je visite si souvent...
D’abord, il y a cette petite lumière rouge au fond, qui fait toute la différence…Jésus est présent, là, tout près de nous dans le tabernacle. Cette lumière, c’est la Vie. L’église est un lieu habité par une présence, la présence du Christ. Les piliers, forts, robustes, soutenant l’édifice, s’élançant vers le ciel sont les saints. Car ce sont eux qui nous guident vers le Royaume des Cieux. Au pied des bougies se trouvent les bougies. Les bougies, c’est l’image la plus belle de la prière. Car elles dépensent toute leur mèche, elles ne gardent rien pour elles, elles donnent tout ce qu’elles sont et ce don passe en lumière. Et qui représente mieux la prière dans l’Eglise que ces moines et moniales qui y ont consacré leur existence ? Bien sûr, il y a les murs, constitués de milliers de pierres, toutes identiques de loin mais toutes uniques de près. Chacune a ses aspérités, ses teintes et surtout, chacune est indispensable. Qu’adviendrait-il du mur si une pierre manquait ? Il s’effriterait. Ces pierres, c’est le peuple de Dieu, ingrédient principal de l’Eglise, tout comme les pierres forment l’église. Une des pierres joue un rôle particulier dans chaque édifice : c’est la clé de voûte. Si on l’ôte, tout s’écroule. Cette pierre, qui rassemble toutes les autres, c’est la foi en Jésus-Christ ressuscité qui nous rassemble chaque dimanche. J’oubliais …les vitraux : ils éclairent toute l’église, lui donnent différentes couleurs selon la lumière du jour. Certains sont anciens et font partie du patrimoine historique. D’autres sont modernes, on ne les comprend pas toujours. Ces vitraux, il me semble qu’ils pourraient être le monde ; qui laisse passer l’amour de Dieu en lui donnant milles couleurs, du blanc éclatant au noir profond. Et comme ces vitraux mystérieux, le monde nous est parfois bien étrange. J’arrive maintenant aux objets de moindre taille, mais non de moindre importance. L’autel représente la crèche et la croix. Crèche car Dieu s’y rend présent lors de l’Eucharistie comme il s’est rendu présent à l’humanité en se faisant homme. De plus, à Notre-Dame, l’autel est simple. Comme la crèche autour de laquelle se sont rassemblés les mages et bergers venus adorer le nouveau-né, messie tant attendu. Croix car lieu du sacrifice du Christ pour le salut du monde. Autour de l’autel, des fleurs. Toujours des fleurs, accompagnant la liturgie. Elles sont là pour rappeler les merveilles de la Création. « Qui interroge la beauté de l’univers comprendra la bonté de Dieu.» Derrière moi, se trouve l’orgue, surplombant la nef. Il semble veiller sur elle. L’orgue pourrait être la voix du peuple de Dieu. Qui loue et glorifie son Créateur. Qui se reconnaît petite. Qui parfois se tait. On trouve encore quelque chose qui ne sert plus beaucoup : le confessionnal, eh oui ! Signe de la faiblesse de l’homme. Et signe de l’infinie miséricorde de Dieu. Avez-vous remarqué que le confessionnal est DANS l’église ? Il aurait pu être à l’entrée. Mais Dieu nous accueille toujours dans sa maison, tels que nous sommes, avec nos talents, avec nos péchés, avec nos joies, avec nos peines. Ainsi se termine cette brève et simple visite de l’église et de l’Eglise. Il manque certainement beaucoup de choses, à vous de l’enrichir. Mais maintenant, vous saurez quoi faire en attendant le début de la messe !
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